Une newsletter comme porte dérobée

Une newsletter comme porte dérobée

J’ai reçu, cette semaine, la newsletter de la Maison Empereur la plus vieille quincaillerie de France fondée en 1827 à Marseille. Et dedans : un pied-de-biche forgé à la main, une brosse à récurer en chiendent naturel, un huilier en étain pour entretenir les scies à bois et surtout « une tête de loup en poil de chèvre ».

Des objets qui n’ont pas changé depuis cent cinquante ans.

J’ai lu ça dans mon canapé un mardi soir, et quelque chose s’est déplacé.

Ces newsletters, pas les newsletters de “personal branding” ni celles qui annoncent des “lancements”, font quelque chose de rare : elles ouvrent une porte vers un monde adjacent.

Un monde où les choses durent, où les gestes comptent, où une quincaillerie a une âme.

C’est ce que j’appelle l’imagination contaminée par le réel. Pas la fiction, pas la nostalgie : juste un objet ordinaire qui atterrit dans votre quotidien et reconfigure, l’espace d’un instant, ce que vous croyez possible.

Les meilleures newsletters ne vous informent pas. Elles vous déplacent.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Back To Top