Ouvrir un carnet chaque matin. Écrire trois pages à la main avant même le café. Acheter un stylo hors de prix pour que ça « compte ». Le journaling a ses codes, ses prophètes, ses influenceurs en lin beige.
Mais derrière le filtre esthétique, il y a une question qui résiste : est-ce qu’on écrit parce qu’on en a besoin, ou parce qu’on a vu trop de carnets Leuchtturm sur Instagram ?
J’ai commencé à tenir un journal à 14 anscar Il y avait trop de bruit dans ma tête pour que ça tienne autrement. L’écriture comme soupape et non comme routine optimisée.
Ce qui m’intéresse, ce n’est pas le journaling comme pratique codifiée. C’est ce moment où écrire devient inévitable. Où l’on n’a pas le choix.
La mode passe. L’urgence d’écrire, elle, ne s’explique pas.